|
Démographie Médicale
dans les Pays de la loire:
Données
indispensables à la bonne compréhension des
difficultés:
Densité en medecins
généralistes par commune
(Source: URCAM)
selectionnez
"médecins généralistes,
puis "densité en medecins
généralistes" et cliquez sur la carte sur les
Pays de la Loire
Densité en
Médecins Scolaires
(source: CNOM)
Densité en
Médecins du Travail (source: CNOM)
Les zones
déficitaires en region des Pays de la Loire
(source: URCAM, MRS)
Enquête
sur les attentes, projets et motivation des futures et jeunes
médecins (source CNOM et
BVA)
NB: dossier.pdf; Vous pouvez télécharger Foxit
Reader , gratuit, pour le lire.
Les
commissions de travail :
Il existe des groupes de travail sur la
démographie médicale au niveau de l'URCAM, de la
MRS, du Conseil Régional des Pays de la Loire, du
Conseil Régional de l'Ordre des Médecins, et des
départements dont celui de la Mayenne dont les
travaux sont très avancés
Synthèse
de l'étude faite par la commission du CROM des Pays de la
Loire:
-La situation de chaque département a été exposée et les propositions
de chaque participants entendues ,
-Le
rapport BVA commandité par le CNOM a été étudié, et il a bien été noté
que si 65% des étudiants acceptaient de s'installer en milieu rural,
sous certaines conditions, seul un peu plus d’un tiers des étudiants
(37%) envisage de quitter la région dans laquelle ils étudient
-La féminisation de la profession et ses conséquences à été retenue,
-La
nouvelle mentalité des futurs médecins a été retenue , impliquant une
nouvelle façon d'exercer la médecine, notamment avec la possibilité
d'exercer ailleurs que sur le lieu d'habitation, le recours possible au
salariat (une SEL peut salarier), le regroupement en pôle ou centre de
santé (mais pas développé sans contrôle), avec des possibilités de
délégation de tâches contrôlées,
-Le manque d'information des
étudiants sur leur possibilité d'installation dans nos départements et
leur ignorance des aides et subventions possibles, a été remarquée,
-Certains comportements d'élus locaux ont été stigmatisés, ainsi que
leur manque de connaissance et de compréhension du problème
-Les
cartes de démographies de la MRS doivent être nuancées, la présence sur
le terrain d'un praticien ne signifiant pas qu'il y travaille à temps
plein, et le déficit en médecin d'une localité est imprévisible et peut
se modifier rapidement (décès, maladie, départ brutal pour gagner un
lieu plus convivial d'exercice), imposant aux CDO de les tenir à jour.
La coopération avec l'URML est souhaitable en temps réel.
Les
Solutions proposées:
En 3 phases:
- Etat des besoins
par département tenus à jour en temps réél
- Contacts avec
les médecins et les élus
- informer les
étudiants
- Coercition ?
Il nous semble nécessaire que
chaque département
-recense
les zones ou l'installation de médecins est souhaitable , immédiatement
et dans les années à venir en fonction des départs prévus.
-compare ces zones
avec les zones officiellement déficitaires et "à risques" de le devenir.
-compile toutes
les aides possibles pour les médecins et les communes sur ces zones
-tienne à jour en
temps réel ces résultats
Puis que
chaque département
-contacte
les médecins des zones concernées pour établir avec eux une stratégie,
après avoir expliqué l'intérêt, pour eux et pour la population, de
créer des structures attractives pour les jeunes confrères, sans
nécessairement les obliger à habiter sur place . Cette prise de
conscience par des praticiens traditionnellement individualistes, est
indispensable si l'on veut un résultat positif.
-contacte les élus
de préférence avec les confrères , et si possible avec
la DASS et la CPAM,
*pour
expliquer l'intérêt de créer des structures pluri communales,
multidisciplinaires, englobant hôpitaux locaux, HAD et EPAD, expliquant
les "cabinets satellites" qui évitent la désertification médicale,
*pour
étudier les financements possibles et les cahiers des charges
médicaux....et péciser que c'est de leur interêt d'élus que de se
préoccuper de la démographie des professions de santé pour le biens des
populations.
Et enfin que chaque
département
-contacte
les étudiants en fonction de leur année d'étude pour proposer les
postes qui se libèreront ou seront créer lors de leur possible
installation
-tienne à jour ces
données, faciles d'accès sur leur site internet , relayées
par le CROMPL, et bien diffusées
-obtienne,
avec le CROMPL, des stages de 2ème cycle dans ces zones après avoir
convaincu les médecins d'y être maître de stage (ce qui suppose de
convaincre les particiens de l'intérêt de cette fonction, même si elle
nécessite un engagement important et chronophage, mais au final
valorisante et reconnaissante de leur rôle) afin que ces étudiants
choisissent la filière de médecine générale et soient convaincus des
bonnes conditions de travail possible dans ces milieux, y compris pour
l'épanouissement de leur vie privée.
-explique
les modalités de travail multi-site, temps partiel, temps plein,
remplaçant, assistant, collaborateur libéral, associé ou salarié (SEL)
-reçoive
les étudiants en fin de cursus pour écouter leurs besoins et essayer de
leur proposer des lieux d'installation, et les mettre en relation avec
les confrères .
Coercition ?
Plusieurs possibilités sont envisageables:
-obligation d’installation pendant quelques années en zone déficitaire
-interdiction d’installation en zone à fort taux démographique
-Non conventionnement
Ces
propositions sont très mal acceptées par les jeunes médecins et les
étudiants actuellement, et semblent de nature à les dissuader de
s'installer en milieu libéral.
Vos
commentaires et vos idées sont les bienvenues, pour nous écrire cliquez
ici
|
|